| juillet - août 1998 |
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Véronique A hue et à dia |
| Les photos sont bougées parce que le monde bouge, les gens bougent et Véronique bouge avec. Véronique cherche à voir ce qui est bancroche à hue, tordu à dia. Ruines bosniaques du tiers-monde belliciste hors champ de CNN, casseroles quart-mondistes aux marges de la City thatchérienne. Les reflets sont flous sur des surfaces impromptues mais assumées, pas trop polies, pas trop au net ; ceci posé, tant qu'à faire flou, autant qu'il soit artistique. | |
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| Tuzla, 1996 | |
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| Mrs White, County of Durham, 1995 | |
| Retour au pays picard, retour aux comédiens. Véronqiue est l'oeil de la famille et voit les tracs en coulisses, l'application des maquillages, les gestes qui se cherchent, les voix qui se posent, les couturières qui habillent, les sons, les lumières, les décors en accordailles vers ce qui sera tragique ou gai. Encore flou mais déjà beau car, si des corps se perdent en haine, il faut croire que l'âme tend vers le beau. Entre cour et jardin de la scène, au moins : en attendant que les lendemains chantent en ville. | |
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| Théatre Charnières Amiens 1997 |
Cie Che Panses Vertes, Amiens, 1997 |
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| Fête dans la Ville,Amiens, 1995 | |
| Un regard aux dentelles gothiques qui font clichés en picardie. Là, Véronique sait au poil, piquer la mise au point. Hommage aux bâtisseurs. Si vous comprenez aux évêques, c'est que vous n'avez pas su lire au-delà des cadres er des reflets en noir et blanc ; elle leur vouerait plutôt des crosses, aux emmitrés. Hommage, donc, aux pauvres tas de glaise humaine qui ont posé les dernières tuiles et dont la pourpre dont ils sanguinolèrent le sacré dallage n'était pas encore passé à la postérité. | |
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| Cathédrale d'Amiens, porche du Beau Dieu (détails) | |
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| La Fête de la Mer, Le Crotoy, 1992 | |