| mai / juin 1998 |
Didier CRY par Jacques BEAL
Didier CRY, amiénois de 40 ans, est né dans une chambre noire.
En
effet, son grand-père, son père étaient photographes.
" J'avais l'école à la maison " dit-il ; l'école, celle du studio : à 14 ans, par hasard, Didier Cry fait son premier reportage, un mariage. Dès lors, il n'a plus quitté les appareils photo du studio familial.
Des études à l'Ecole des Beaux Arts d'Amiens ne l'ont pas détourné de sa vocation : être un artisan, garder le goût du travail bien fait à partir d'une émotion artistique.
Comme le grand Eugène ATGET photographiait Paris, Didier CRY photographie la Somme, passionnément.
Le regard de Didier CRY a fixé toute la palette des ciels, de la nature picarde, de cette Somme, terre de lumière, des hommes et des femmes qui y vivent : agriculteurs du Santerre, pêcheurs du Crotoy, chasseurs du Vimeux.
Il veut montrer aux Picards que, finalement, "ce n'est pas si mal là où ils vivent" et aussi montrer " aux étrangers " le charme subtil de notre département.
Didier CRY agit par passion, sans discours
prétentieux ; il préfère se déclarer artisan plutôt qu'artiste car, dit-il, " je n'ai pas de message à faire
passer ". Celui qui se veut " le témoin photographique du département " fixe sur ses photos en
déclinaisons audacieuses l'oeuvre d'artisans, ceux qui ont bâti nos cathédrales.
| C'est un très bel hommage que ce portrait de Jacques BEAL, moi, Didier, je l'aime bien, tout simplement, parce qu'il incarne une forme de noblesse rare, la générosité. Alors quand la générosité vient à s'associer au talent, ce sont de grandes choses qui voient le jour. Merci Didier pour ton travail et la confiance que tu m'accordes dans la création de ce site, qu'il soit conforme à ce que tu en attends. |
| Philippe MINOT rédacteur "d'Images de Picardie" |