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Adriana WATTEL

 bébé dort les photographies de la famille papa, cet agriculteur

JJ'ai rencontré Adriana.
Comme à chaque premier contact avec les photographes, nous avons parlé de tout et de rien...
... surtout moi et surtout de rien, car Adriana de son côté ne parle pas beaucoup...
ses yeux vous écoutent.

Avez-vous déjà rencontré des yeux qui vous écoutent ?

 regard
 à l'écoute

Eh bien, c'est une manière particulière de se faire déshabiller, par l'intérieur.
J'aurai pu me taire, attendre qu'elle parle, mais ses yeux m' interrogeaient,
comme si quelque chose était en train de se construire ?

Je me surprends à penser (oui, il  m'arrive plutôt de me surprendre
que de penser, mais là j'ai fait les deux)) que chaque cliché,
chaque image a fait l'objet de cette analyse, de ce scannage...,
par l'intérieur.

... et puis au commencement il y a la vie...

 bébé montre son nez la césarienne, c'est fini l'allaitement, le plus beau geste de la vie

pas toujours facile une naissance, pas toujours très tendre.
Pourtant, Adriana a toujours su saisir le moment fort, l'instant juste d'une relation
particulière et furtive qui se crée entre le personnel médical et une maman


 il est là, petit, chaud

J'ai réussi à savoir qu'Adriana connaissait  l'univers de l'hôpital...
et qu'elle le connaissait même très bien, car avant de se consacrer
à la photographie, Adriana était infirmière (spécialisée en médecine tropicale)

 humour

Et puis, Adriana a commencé à me parler de son travail,
à m'expliquer ce qui l'interessait avant tout dans l'image,
ce qui dans sa forme ou dans son contenu ne devait pas laisser indifférent...

 ouvrier

ne pas laisser indifférent sans plus,
car Adriana ne théorisera pas,
chacun doit pouvoir lire une image
comme il l'entend !

 sucrerie

moi, dans ses images, j'entends, je respire, je transpire,
c'est de
la sensation à l'état pur.

 sucrerie


De la sensation d'enfant, empreinte de curiosité et de surprises à découvrir.
En regardant ses photos, on se sent d'un coup redevenir 
petit et on a  envie de poser des questions d'enfants
comme dans ce livre du Petit Chaperon Rouge, transposé à la banlieue parisienne
et réalisé avec un collège.

 le livre du petit chaperon rouge

 la lecture petite fille le jeu

En fait sa force, à Adriana,
c'est de conserver cette grande qualité qu'est la curiosité...
celle de l'enfant, mais entendez -moi bien.
Adriana n'est pas une "mamarazzi".

 les mains la perfusion

la vie... jusqu'au bout.
Ca, on n'en pas parlé, mais là aussi, la tendre curiosité de l'enfant
a marqué ses clichés.

 le lit défait


Alors, Adriana, quand tu me dis que tu es encore une gamine,
et que tu as l'impression de ne grandir jamais,
je ne peux que penser que c'est très bien ainsi
Au fait,  si tu grandis un jour, que tes yeux continuent à écouter,
ça nous aidera à entendre les images.

Au fait, Adriana fait partie de ces photographes
dont les images sont diffusées
par Editing (Paris).

Philippe MINOT

exceptionnellement, portrait et reportage étaient liés
du 19 janvier 1999 au 19 mars, avec l'exposition
qui se tenait à l'Historial de la Grande Guerre de Péronne

 annonce de l'exposition

 la visite des champs le défilé au village

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